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[La police travaille] Coups, intimidation, harcèlement: 21 policiers impliqués dans 531 faits

Le comité P – la police des police déjà dénoncé pour sa partialité – fait quelques révélations sur la face immergée de l’iceberg des violences policières. Comme d’hab l’analyse des journaleux tente de nous faire gober que ce serait seulement le fait de quelques individus violents salissant la profession alors qu’il suffit de les subir un minimum pour piger que cette violence est encouragée et encadrée par la loi.
On ne veut pas de bons flics, on ne veut plus de police du tout !
Coups, intimidation, harcèlement: 21 policiers impliqués dans 531 faits majoritairement liés à la violence
RTBF le 7/02/19

Qu’est-ce qui favorise la violence policière? Un profil, un contexte, une organisation de travail? Quelles sont solutions face à ce phénomène? Pour tenter de répondre à ces questions, le comité P – la police des polices – s’est basé sur des cas précis et a sorti les dossiers de 21 policiers déjà signalés auprès de ses services pour des faits de violences.

Qui sont-ils? Ces policiers viennent de 14 zones de polices différentes, dont un service de police fédérale. Ils sont tous inspecteurs ou inspecteur en chef dans des services opérationnels de première ligne. Pour chacun d’eux, le comité P a sorti l’ensemble des dossiers mettant en cause au moins un élément de violence, sans tenir compte de la nature des faits ou l’issue de l’affaire.

Violence, menace, agressivité

Entre 2001 et 2016, 531 faits – tous confondus – ont été enregistrés pour ces 21 policiers. Chacun ayant à son actif entre 12 et 47 faits. Si on va dans le détail :

177 faits (33%) ont trait à de la violence contre des personnes ou des biens

– 105 faits (19,8%) dénoncent de l’agressivité ou de l’intimidation

-27 faits (5,1%) sont des menaces

-31 faits (5,8%) ont trait a un manque de respect ou des insultes.

La moitié de ces policiers a déjà été dénoncé pour des faits de harcèlement au travail et un quart de ces policiers a aussi été dénoncé pour des violences intrafamiliales sur leur (ex) partenaire.

3 sont spécialistes en maîtrise de la violence et 7 forment les nouveaux

A lire ce descriptif, il y a déjà de quoi avoir froid dans le dos. Mais le plus étonnant, c’est que ces policiers sont toujours en fonction. Pire, trois de ces policiers ont même obtenu le brevet de spécialiste en maîtrise de la violence et forment donc leur collègue à cette question. Parmi eux, 7  sont aussi  » Mentor « , c’est-à-dire chargé d’accueillir et aider les nouvelles recrues à découvrir le métier.

Bref, tous les signaux d’alertes et filtres qui devraient s’enclencher ne fonctionnent clairement pas bien aussi sein de la police.

Pas assez de sanctions

Ainsi, le rapport du comité P souligne  » le manque de mesures concrètes ayant un impact concret » . C’est le cas notamment des sanctions disciplinaires, trop peu utilisées. « Ces faits ne sont in fine pas poursuivis (ni sanctionnés), et ce pour diverses raisons telles que l’absence d’éléments concrets, une situation de parole contre parole, un dépassement du délai raisonnable ». Or, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de violence pour autant.

Certains responsables ou chef de service restent par exemple inactifs car une procédure judiciaire est en cours et se retrouve à la fin de celle-ci hors délais pour entamer une procédure disciplinaire. A l’inverse, d’autres ne sanctionnent pas parce qu’il n’y a pas de procédure judiciaire. Pourtant, le rapport est clair: judiciaire et disciplinaire ne sont pas liés, ne poursuivent pas la même finalité, le chef ne doit donc pas se sentir lié par la procédure judiciaire.

Mais au delà des questions de procédure, l’enquête évoque aussi une forme de frilosité à sanctionner et une forme de recherche de la paix sociale. « Cette prédominance de la paix sociale peut entraîner la persistance, voire le renforcement, de comportements et d’attitudes inadéquats chez certains membres du personnel. La discipline prendra le relais quand le membre du personnel a vraiment dépassé les limites, quand culturellement la direction ne peut rien faire d’autre que d’agir sur le plan disciplinaire, » note le rapport.

Des responsables pas au courant, consentants ou démunis

Autre problème: les informations sur le  » pédigrée  » des policiers violents ne circulent pas assez et pas bien, que ce soit entre les services du recrutement et de la sélection, les académies et les corps de police. Ainsi, les enquêtes disciplinaires, parfois nombreuses, ne se retrouvent pas souvent dans les dossiers personnels des policiers, soit parce qu’elles n’aboutissent pas, soit parce que la loi prévoit que les sanctions soient effacées des dossiers personnels après 2 à 5 ans. Or, certains éléments peuvent être utiles aux ressources humaines ou a un chef de corps. Par exemple lorsque le policier veut accéder à de nouvelles fonctions, changer de service ou obtenir le brevet pour former ses collègues à la maîtrise de la violence.

Lorsque le policiers violent est depuis plusieurs années dans un même service, ses chefs de service sont souvent conscients du problème mais n’agissent pas toujours en conséquence. L’enquête évoque deux cas de figure.  Le chef ne considère pas vraiment la situation comme problématique puisque le policier est par ailleurs très motivé et impliqué dans son travail. Autre situation: le chef voudrait faire quelques choses mais ne trouve pas de solutions car cela aurait un impact sur l’organisation du service.

Remédiation difficile

Dans certains cas, le service de contrôle disciplinaire peut proposer des formations pour le policier violent, par exemple en gestion de l’agressivité ou du stress.  Mais ces recommandations ne sont pas nécessairement suivies. Soit parce que le chef du policier estime  que ce n’est pas nécessaire, soit parce qu’il n’y a pas de place disponible dans ces formations.

[antirèp] Appel à contributions : dispositifs de surveillance cachés par les flics dans nos espaces de vie

Un nouveau site à propos des yeux et des oreilles du bras armé de l’état !

Les États, dans leur rôle de répression des individus et groupes pratiquant des activités subversives, déploient un certain nombre de moyens pour surveiller ces individus et ces groupes. Il semble qu’une partie de cette surveillance passe par la dissimulation de dispositifs de surveillance dans des espaces de vie.

Les dispositifs en question sont variés : microphones, caméras, balises de localisation. Les espaces visés peuvent être tous les espaces qu’on traverse : bâtiments, véhicules, espace public. Ces pratiques sont parfois légales, réalisées avec l’accord d’un juge d’instruction par exemple, et parfois non, réalisées par les services de renseignement hors d’un cadre légal.

On a constaté le manque d’informations disponibles autour de nous sur ce type de surveillance. Quelle est l’utilisation réelle de ces dispositifs par les services de renseignement ? Quels types de dispositifs sont utilisés ? Dans quels contextes ? Avec quelle efficacité ? Quels moyens mettre en place pour contrer ce type de surveillance ?

Lire la suite ici.

Source : https://desoreillesetdesyeux.noblogs.org/

NDLR : Sur l’image ci dessus – si vous ne l’avez pas encore vue, on vous conseille de regarder la série The Wire. Elle relate assez bien les méthodes de surveillance des flics (micros, filatures etc).

[Appel] Contre la maxi prison

Vu sur Indymedia Bxl

English and nederlands below—————

Actions contre la Maxi-Prison de Bruxelles !
Février-mars 2019.
Chemin du Keelbeek, Bruxelles (Zad de Haren).

Après 9 ans de résistance, l’Etat belge et les entreprises s’obstinent en fixant les dates du début des travaux de la Maxi-Prison de Bruxelles. Fondations fin février et construction au printemps 2019. Ils peuvent planifier le début du chantier, ça ne signifie pas la fin de la lutte !
Ceci est un appel à intensifier la résistance, à tout type d’actions sur le chantier et contre les acteurs participant à ce projet de Maxi-Prison. On les mettra sous pression jusqu’à ce qu’ils arrêtent ce projet destructeur du social, de la nature et de toute perspective d’avenir appartenant au peuple !

Février 2019

Appel à actions contre le début des travaux. Le chantier se trouve au chemin du Keelbeek, 1000 Bruxelles (Haren). Si vous voulez vous joindre aux actions prévues ou/et pour plus d’infos : actionsagainstprisons@riseup.net.

Mars 2019

Festival anti-carcéral et mobilisation contre les acteurs (Etat belge et consortium Cafasso) participant à la construction de cette Maxi-Prison et pour les alternatives ! Du 22 au 27 mars, mobilisation, concerts, discussions, accueil prévu. Adresse de contact : alerte-keelbeek@riseup.net.

No prison, not in Haren, not anywhere !

Le projet de Maxi-Prison est né en 2008, au sein du conseil des ministres belges, assemblée opaque de centralisation de pouvoir. Il prévoit de détruire 19 hectares de terre arable, dernier poumon vert du nord de Bruxelles. Cette Maxi-Prison permettrait l’incarcération de 1200 personnes et, située en périphérie de Bruxelles, de les isoler loin de la ville, loin de la collectivité. Le chantier est commandé par l’Etat belge et est exécuté par Cafasso, un consortium d’entreprises abritant les multinationales les plus pourries, entre autres spécialistes de l’évasion fiscale. Aujourd’hui, le budget prévu est de plus de 3 milliards d’euros !

Contre cette Maxi-Prison, et contre toutes les taules ! Le système carcéral est un fléau !
Dans la vie quotidienne des détenu.e.s, il n’est que violence des matons, déshumanisation, isolement, stigmatisation et suppression de perspectives d’avenir.
Il nous arnaque car il fait croire qu’il règlera tous les problèmes sous un discours de sécurité, il est lâche car il impute une responsabilité individuelle lorsque nous sommes collectivement responsables, il n’est que vengeance car il obéit aux principes de punitions douloureuses.
Il s’agit d’une arme de guerre sociale, en s’attaquant à la même classe sociale, aux racisé.e.s, aux personnes refusant le formatage prévu par le système de domination et de production mis en place.
Lorsque l’on voit la répression grandissante face aux gilets jaunes, face à toute personne essayant de faire entendre sa voix, nous ne pouvons pas laisser cette prison se construire et se préparer à museler toutes les personnes désireuses de défendre leur droit !

Nous appelons à la résistance et aux actions contre la Maxi-Prison et contre toute forme de détention ! Février-mars 2019 !


NEDERLANDS——————–

Acties tegen de Mega-Gevangenis van Brussel !
Februari-maart 2019
Keelbeekweg, Brussel (ZAD van Haren).

Door het vastleggen van de data voor de aanvang van de werken, blijven de Belgische Staat en de ondernemers halsstarrig vastklampen aan de bouw van de Mega-Gevangenis en dit na 9 jaar weerstand. De funderingen worden gepland in februari en de bouw in de lente van 2019.
Het begin van de werken worden gepland, maar de strijd is zeker niet gestreden !
Dit is een oproep tot intensifiëren van de weerstand, tot elk type actie op de werf en tegen degenen die deelnemen aan dit project van Mega-Gevangenis. We zullen de druk opvoeren tot zij dit project van sociale vernietiging, vernietiging van de natuur en van elk toekomstperspectief voor de bevolking afvoeren !

Februari 2019

Oproep tot acties tegen de aanvang van de werken. De werf bevindt zich op de Keelbeekweg, 1000 Brussel (Haren). Indien jullie ons willen komen versterken en/of meer info willen : actionsagainstprisons@riseup.net.

Maart 2019

Anti-gevangenis Festival en mobilisatie tegen degenen die deelnemen aan de bouw van deze Mega-Gevangenis (de Belgische Staat en het consortium Cafasso) en VOOR alternatieven !
Van 22 tot 27 maart voorzien we mobilisaties, concerten, gesprekken, onthaal, …
Contact : alerte-keelbeek@riseup.net.

Geen gevangenis, niet in Haren en nergens niet !

Het project voor de Mega-Gevangenis is geboren in 2008, in de Belgische raad van ministers, een gesloten vergadering van gecentraliseerde macht. Het project voorziet de vernietiging van 19 hectare vruchtbare grond en de laatste groene long in het Noorden van Brussel. Deze Mega-Gevangenis zou de detentie van 1200 personen toelaten die, vermits ze gesitueerd is in de rand van Brussel, hen zou isoleren van de rest van de stad, ver van de gemeenschap.
De opdracht voor de werf werd gegeven door de Belgische Staat en wordt uitgevoerd door Cafasso, een consortium van ondernemingen waaronder de meest verdorven multinationals, gespecialiseerd in oa belastingontduiking. Op dit moment is een budget voorzien van 3 milliard euro !

Tegen deze Mega-Gevangenis en tegen alle gevangenissen ! Het gevangenissysteem is een plaag ! Het dagelijkse leven van de gedetineerden bestaat enkel uit geweld van bewakers, deshumanisatie, isolement, stigmatisatie en elke hoop op toekomstperspectief wordt hen afgenomen. Dit systeem bedriegt ons, want het doet ons geloven dat het alle problemen zal oplossen door middel van een discours van ‘veiligheid’. Het is laf want het legt persoonlijke fout ten laste, terwijl we collectief verantwoordelijk zijn. Het gaat enkel om wraak, want het past het principe toe van pijnlijke straffen.

Het is een wapen in een sociale oorlog, het valt telkens dezelfde klasse aan, viseert telkens dezelfde origines en de mensen die zich niet willen neerleggen bij een conditionering door het geïnstalleerde systeem van dominantie en productie. Wanneer we de groeiende repressie vaststellen, zoals tegen de Gele Hesjes en tegen ieder persoon die zijn/haar stem wil laten horen, kunnen we de bouw van deze gevangenis niet toelaten en ook niet de voorbereiding om iedereen het zwijgen op te leggen die haar/zijn rechten wil verdedigen !

We roepen op tot weerstand en tot actie tegen de Mega-Gevangenis en tege elke vorm van detentie ! Februari-maart 2019 !


ENGLISH———————–

Actions against the Brussels Maxi-Prison !
February-March 2019.
Chemin du Keelbeek, Brussels (Zad de Haren).

After 9 years of resistance, the Belgian state and the companies still insist on starting work on the Brussels Maxi-Prison and have set themselves a date : to lay the foundations by the end of February and to start construction in the spring of 2019. They may plan to start building, but that does not mean the end of the fight !
This is a call to intensify the resistance through any type of actions on the building site and against the actors participating in this Maxi-Prison project. We will pressure them until they stop this project which undermines society and nature along with any prospect of a future belonging to the people !

February 2019

Call for action against the start of the construction site. The construction site is at Keelbeek Road, 1000 Brussels (Haren). If you want to join the planned actions and / or for more info : actionsagainstprisons@riseup.net.

March 2019

Anti-prison festival and mobilization against the actors (Belgian State and Cafasso consortium) participating in the construction of this Maxi-Prison and for alternatives ! From March 22 to 27, mobilization, concerts, discussions, reception planned. Contact address : alert-keelbeek@riseup.net.

No prison, not in Haren, not anywhere !

The project of a Maxi-Prison was born in 2008, in the Belgian Council of Ministers, an opaque assembly of centralized power. It plans to destroy 19 hectares of arable land, the last green lung in the north of Brussels, in order to imprison 1,200 people, far from the city, in isolation from the community. The site is commissioned by the Belgian State and is executed by Cafasso, a consortium of companies housing some of the worst multinationals, specialists in tax evasion amongst other crimes. Today, the budget is over 3 billion euros !

Against this Maxi-Prison, and against all prisons ! The prison system is a scourge !
In the daily life of the detainees, there is only violence, dehumanization, isolation, stigmatization and suppression of future prospects.
It is a scam, because it acts like more security will solve the problem, it is cowardly because it imputes individual responsibility when we are collectively responsible, it installs a system built on revenge through its obedience to the principles of painful punishment.
It is a weapon of social war, always attacking the same social classes, people of race and those who refuse the format provided by the current system of domination and production.
When we see the growing repression facing yellow jackets, or indeed anyone trying to make their voices heard, we cannot let this prison be built and muzzle all those who want to defend their rights !

We call for resistance and actions against the Maxi-Prison and against any form of detention ! February-March 2019 !


[Répression] Procès contre des anarchistes en Belgique : la date est fixée.

Depuis Indymedia Bxl.

De 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours en-dehors des sentiers battus – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation. Dans son collimateur : la bibliothèque anarchiste Acrata, des publications anarchistes et anti-autoritaires (Hors Service, La Cavale et Tout doit partir), des dizaines de tracts et affiches, une bonne centaine d’actions, d’attaques et de sabotages… bref, la lutte contre le pouvoir sous ses différentes expressions.

Perquisitions, micros, caméras devant et à l’intérieur de domiciles, filatures, mises sur écoute, infiltrations,… ce ne sont pas les moyens d’investigation qui ont manqué. Et pourtant tout cela n’a à aucun moment permis de prouver l’existence d’un supposé « groupe terroriste anarchiste » qui n’existait que dans les schémas autoritaires des flics. Pas prêt à lâcher l’affaire pour autant, le parquet a donc dû revoir ses ambitions à la baisse, mais compte bien faire payer l’addition à quelqu’un malgré tout. C’est finalement sous l’inculpation plus malléable d’ « association de malfaiteurs » que 12 compagnons et compagnonnes seront renvoyés devant le tribunal correctionnel le 29 avril et les jours qui suivront.

Mais en fait, cela vise tout individu qui, dans sa lutte contre ce monde, part de l’auto-organisation, de l’action directe et de l’hostilité envers toute autorité. En cela, ce procès est une attaque répressive contre la lutte anti-autoritaire dans son ensemble, une attaque qui s’inscrit dans un contexte de répression toujours plus grande à l’encontre de tous les indésirables et révoltés, aux frontières comme dans les quartiers, sur les lieux de travail comme dans les prisons,…

Le 22 octobre 2018, les échéances pour la comédie judiciaire ont été fixées. Dans les mois qui viennent, la défense et l’accusation devront déposer leurs conclusions écrites concernant le dossier. Le procès débutera alors le 29 avril 2019 et est censé durer 4 jours.

Les inculpations retenues sont :

  1. Avoir en qualité de provocateur, chef de bande ou pour y avoir exercé un commandement quelconque, fait partie d’une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux biens par la perpétration de crimes et de délits. (Accusation visant 3 personnes)
  2. Avoir fait partie d’une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux biens par la perpétration de crimes et de délits, pendant des périodes plus ou moins longues (Accusation visant 9 personnes)
  3. Tentative d’incendie contre le centre fermé de Steenokkerzeel lors de la manifestation sauvage du 21 janvier 2009 devant le centre fermé en question (Accusation visant 8 personnes)
  4. Avoir commis une attaque ou avoir résisté avec violences ou menaces envers six policiers lors de la manifestation sauvage du 21 janvier 2009 devant le centre fermé de Steenokkerzeel (Accusation visant 8 personnes)
  5. Menace d’un attentat contre les personnes ou les propriétés lors d’un lancement de feu d’artifice devant la prison de Forest le 4 octobre 2010 (Accusation visant 3 personnes)
  6. Destruction des propriétés mobilières d’autrui lors d’une bagarre avec les chauffeurs de deux limousines à la sortie de la « Rencontre autour du livre subversif » du 15 octobre 2011, (Accusation visant 3 personnes)
  7. Coups et blessures contre deux chauffeurs de limousine lors de cette même bagarre du 15 octobre 2011 (Accusation visant 3 personnes)
  8. Avoir commis une attaque sur deux policiers ou leur avoir résisté avec violences ou menaces lors d’une manifestation sauvage à Anderlecht du 12 novembre 2010 (Accusation visant 2 personnes)
  9. Coups et blessures sur un agent dans la nuit du 1 octobre 2010 (Accusation visant 1 personne)
  10. Fabrication et transport d’armes, en l’occurrence des barres de fer, des fumigènes et des clous tordus, le 1 octobre 2010 et le 12 novembre 2010 (Accusation visant 4 personnes)
  11. Graffitis à différentes occasions, avec la circonstance aggravante de « mobile de haine » (Accusation visant 7 personnes)
  12. Entrave méchante à la circulation à plusieurs occasions (Accusation visant 4 personnes)
  13. Avoir injurié des fonctionnaires européens, avec la circonstance aggravante de « mobile de haine » (Accusation visant 3 personnes)
  14. S’être publiquement attribué le titre d’avocat honoraire (Accusation visant 2 personnes)


Si se battre pour la liberté est un crime, l’innocence serait vraiment le pire de tout.

Pour replacer ce procès dans son contexte, nous vous renvoyons vers d’autres textes qui ont été écrits à l’occasion :
Sans relâche. A propos des récents coups répressifs contre les anarchistes et anti-autoritaires sur le territoire belge. (octobre 2013) http://lalime.noblogs.org/post/2016/03/29/sans-relache-a-propos-des-recents-coups-repressifs-contre-les-anarchistes-et-anti-autoritaires-sur-le-territoire-belge/
À propos du procès anti-terroriste à venir contre des anarchistes et des anti-autoritaires en Belgique (avril 2016) http://lalime.noblogs.org/files/2016/03/a-propos-du-proces-belgique.pdf

Puis, pour revenir un peu sur cette période-là, on peut recommander :
Tout doit partir. Pour la liquidation totale de ce qui nous détruit. Les numéros de ce journal sont consultables dans des différentes bibliothèques anti-autoritaires. On peut aussi les télécharger sur le net.
Brique par brique. Se battre contre la prison et son monde (Belgique 2006-2011). Paru aux éditions Tumult (tumult.noblogs.org)
Éclats de liberté. La lutte contre la construction d’un nouveau centre fermé pour clandestins à Steenokkerzeel (Belgique, 2009-2010). Paru aux éditions Tumult (tumult.noblogs.org)
Hors Service. Recueil de textes du journal anarchiste 2010-2014. Paru aux éditions Tumult (tumult.noblogs.org)

posté le 12 décembre 2018

la lime fait toujours office de caisse de solidarité.

Contact : lalime@riseup.net
et https://lalime.noblogs.org/sample-page/

[la police travaille] Tous les uniformes ne sont pas bleus

de A.V. du journal Vers L’avenir du 14/11/18.

Des élèves choqués par un contrôle TEC-police: «Les bus étaient encerclés»

Un contrôle effectué lundi soir dans des bus du TEC a marqué les esprits d’étudiants des écoles de Welkenraedt.

«Après nos cours, (NDLR: vers 16 h 30), nous nous sommes rendus à la gare des bus, comme d’habitude. En arrivant, le chauffeur a ouvert toutes les portes. Ça n’arrive pas souvent. Vu le monde, beaucoup en ont profité pour entrer par l’arrière afin d’avoir une place assise. Une fois au niveau de la place de Welkenraedt, le bus a changé d’itinéraire pour se diriger vers le site des pyramides (NDLR: le centre culturel). Là, nous avons vu des policiers et des contrôleurs du TEC. Les bus étaient encerclés. Le dispositif était assez énorme. Nous nous sommes demandé ce qu’il se passait. Cherchaient-ils une arme? Deux, trois personnes du nôtre (NDLR: un des deux de la ligne 716 – Welkenraedt-Limbourg – qui circule à cette heure-là) ont été contrôlées.

Malheureusement, une d’entre elles n’avait pas validé son abonnement en entrant dans le bus. C’est alors qu’ils ont fait sortir tout le monde.»

Comme des dizaines, pour ne pas écrire des centaines, d’étudiants de la région, Clara Julémont (16 ans) a subi le contrôle organisé par le TEC, lundi en fin de journée, à Welkenraedt. Et, à l’image de beaucoup, elle a été outrée d’être accueillie par des policiers, armés, en gilets pare-balles. «Nous étions uniquement des étudiants, âgés de 11 à 18 ans. Je ne crois pas que nous méritions tout ça. Nous n’avons, en plus, pas été très bien traités: un contrôleur du TEC a demandé, sur un ton moqueur, à une personne qui n’avait pas validé son abo: ‘‘Vous ne prenez jamais le bus, ou quoi?”, tandis que j’ai eu droit à une remarque sévère car je prenais des photos des événements», raconte la jeune Goétoise.

«Sommes-nous dans un État militaire?»

Menés selon un calendrier bien précis, ces contrôles conjoints TEC-police sont réguliers sur les différentes lignes de la société publique. «Les policiers sont en appuis, au cas où ils doivent prendre le relais pour quelque chose qui dépasse les compétences de nos contrôleurs. Comme une absence de papier d’identité, un comportement suspect, la découverte de drogue», explique Stéphane Thiery, porte-parole du TEC. «Généralement, ils sont bien expliqués et rien n’est agressif. Je trouve que les parents devraient être davantage rassurés que mécontents de voir que des contrôles sont effectués.»

Ça n’a pas l’air d’être le cas de Flavia Barosco, la mère de Clara (et de deux autres jeunes, scolarisés à Welkenraedt, présents dans des bus «ciblés»). «Ce n’est pas le fait de contrôler qui me dérange, mais la manière dont ça a été fait ici. Ça ressemble à un traquenard. Je ne comprends pas. Je suis triste. Sommes-nous dans un État militaire? Je n’en veux pas à la police… mais sa présence était démesurée pour des étudiants», s’exclame-t-elle. «Une de mes filles a une amende de 10 euros, alors qu’elle a validé son abonnement. Si en plus leurs outils ne fonctionnent pas… Je ne compte certainement pas la payer. Et envoyer une lettre au TEC pour regretter les événements d’hier soir (NDLR: lisez lundi soir). »

 

[La prison tue] Nouveau suicide à la prison de Fleury-Mérogis, le treizième cette année

 

 

Image piquée du blog Page de Suie.

Un détenu s’est donné la mort à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) samedi, le treizième cette année dans la plus grande prison d’Europe, confrontée à une vague de suicides inhabituelle, a-t-on appris mardi auprès du parquet d’Evry.

Le détenu, un homme de 47 ans, s’est pendu avec ses lacets. «Il avait été identifié comme suicidaire et faisait l’objet d’un contrôle particulier», a expliqué le parquet.

Samedi soir, après une ronde, une surveillante a indiqué qu’il avait l’air «d’aller mal». «Les surveillants sont allés voir deux minutes après, ils l’ont trouvé pendu dans sa cellule. Ils l’ont décroché, mais il n’a pas pu être réanimé», a précisé le parquet, qui a ouvert une enquête, comme à chaque fois qu’un détenu se suicide. L’homme avait laissé une lettre.

Il se trouvait au quartier des nouveaux arrivants et était incarcéré depuis trois semaines, dans l’attente de son procès à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour des faits de violences volontaires et outrages.

En 2017, trois détenus s’étaient donné la mort à Fleury-Mérogis, qui héberge plus de 4.000 détenus. Un écart que les autorités peinent à expliquer: les effectifs de surveillants sont similaires par rapport à l’an dernier, comme la surpopulation carcérale, moindre par rapport à d’autres prisons d’Ile-de-France. Les bâtiments sont modernes et les conditions de détention y sont plutôt meilleures que dans d’autres prisons d’Ile-de-France.

Le dernier suicide à Fleury-Mérogis remonte à septembre. Un homme de 33 ans détenu depuis six mois et identifié comme vulnérable, avait été retrouvé pendu aux barreaux de sa cellule.

Par l’AFP via le journal Vers L’avenir du 13/11/18