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Pairi-daiza : urbanisation, destruction de l’environnement et tourisme de masse

18ème foire internationale du livre alternatif et libertaire

Des dizaines d’éditeurs et de distributeurs indépendants, des ONG et des groupes d’action de Belgique, des Pays-Bas, de France et du Royaume-Uni, entre autres, présenteront leurs publications à la foire.
L’accès au salon du livre est gratuit. Plusieurs stands présenteront des livres en français !
Les portes s’ouvrent à 10 heures et la foire se poursuit jusqu’à 18 heures à De Schuur/Timelab, Meibloemstraat 86, Gand.

Cette année, la Foire du livre alternatif de Gand est (bien sûr), accueillant également sa traditionnelle afterparty.

Après la foire du livre de cette année, nous aurons l’occasion de secouer une jambe sur les airs de :Nice Guys (Ska) et Black Vortex Engine (Dub)

Un des rares rendez-vous anar du plat pays !

 

Plus d’infos ici.

[la police travaille] Flic = nazi ?

Article de la RTBF info du 24.05.18.

Accusé notamment d’antisémitisme, un commissaire de police à la zone Midi a été déplacé

Une enquête judiciaire et une enquête disciplinaire interne sont ouvertes au sujet du commissaire à la tête de la brigade canine de la zone de police Midi (illustration).
Une enquête judiciaire et une enquête disciplinaire interne sont ouvertes au sujet du commissaire à la tête de la brigade canine de la zone de police Midi (illustration). – © Belga

L’homme était responsable de la brigade canine. Il fait l’objet de plusieurs plaintes pour antisémitisme, mais aussi racisme, sexisme et homophobie.

La Ligue belge contre l’antisémitisme aurait préféré que le policier soit suspendu, plutôt que déplacé.

Une enquête judiciaire et une enquête disciplinaire interne sont ouvertes au sujet du commissaire à la tête de la brigade canine de la zone de police Midi. Une zone qui réunit les communes d’Anderlecht, de Forest et de Saint-Gilles.

Des plaintes en interne

Le commissaire fait l’objet de cinq plaintes émanant de membres de la brigade, soit le tiers des effectifs.

Deux policiers d’origine juive se plaignent de discrimination. Le commissaire les obligerait à écouter des chants nazis et tiendrait des propos négationnistes.

Plusieurs communautés visées

Pour le président de la Ligue belge contre l’Antisémitisme, l’officier ne s’en prend pas qu’aux Juifs. Les personnes d’origine maghrébine, les femmes ou les homosexuels font également partie des cibles du responsable de la brigade canine.

En attendant les conclusions de l’enquête, le collège a décidé de muter le commissaire.

Par ailleurs, selon nos informations, un autre officier de la zone Midi pose aussi problème. Il a fait l’objet d’une cinquantaine de plaintes pour harcèlement. Il irait jusqu’à chronométrer le temps mis par les policiers pour aller aux toilettes. Pourtant, aucune mesure ne semble avoir été prise par la direction de la zone. « Une zone où le copinage existe à tous les étages et où on se couvre les uns les autres« , selon un conseiller de police.

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Depuis RTBF info 22/02/19

Un commissariat d’Anderlecht perquisitionné, un commissaire visé

Ce commissariat de police d'Anderlecht, situé rue de Neerpede dans le quartier du même nom, abrite  la brigade canine de la zone Midi.
Ce commissariat de police d’Anderlecht, situé rue de Neerpede dans le quartier du même nom, abrite la brigade canine de la zone Midi. – © google street view

Un commissariat de police d’Anderlecht, situé rue de Neerpede dans le quartier du même nom, a été perquisitionné vendredi matin par des agents de l’inspection générale de la police, dans le cadre d’une enquête visant l’ancien responsable de la brigade canine de la zone Midi qui est basée sur ce site, révèle vendredi la télévision locale Bx1.

L’enquête a débuté il y a plusieurs mois, en mai 2018, à la suite d’une plainte déposée par la Ligue belge contre l’antisémitisme pour harcèlement et antisémitisme à l’encontre de Geert Verhoeyen. Selon Bx1, la plainte relayait les témoignages de plusieurs agents, au moins six, opérant sous les ordres de Geert Verhoeyen, qui rapportaient des faits des harcèlement au travail et des propos antisémites. Le principal intéressé aurait notamment diffusé des chants nazis dans le cadre de son travail, et insulté des personnes d’origine étrangère ou homosexuelles.

Le commissaire incriminé avait été provisoirement déplacé le temps d’une enquête interne.

[ACAB] Tout le monde déteste vraiment la police ^^

Le tag s'étire sur environ 60 mètres, face au canal.

  Le tag s’étire sur environ 60 mètres, face au canal.

Trouvé sur la RTBF le vendredi 08 février 2019

C’est un immense tag qui a la vie dure, chaussée de Vilvorde. Sur l’un des murs du domaine royal de Laeken, où résident le Roi et la Reine, une inscription qui s’étend sur 60 mètres est rédigée en blanc et en vert. Celle-ci est visible depuis près de six mois et indique: « La police tue. 98-18. La police tue toujours » suivi de: « Semira. Mawda. La police assassine« . En marge, l’acronyme ACAB pour « All cops are bastards ». A traduire par: « Tous les policiers sont des bâtards« .

Impossible de déterminer avec précision de quand date ce tag ni l’identité des auteurs. Ce qui est certain, c’est qu’il remonte au mois de septembre dernier, au moment des commémorations de la mort de Semira Adamu. Semira Adamu, demandeuse d’asile nigériane, mourrait après avoir été étouffée par un gendarme à l’aide d’un coussin, au moment de son rapatriement forcé vers son pays d’origine. Un choc dans le pays et au sein des forces de l’ordre. 20 ans après, plusieurs associations qui viennent en aide aux réfugiés ou luttant contre les violences policières ont voulu rappeler cet événement.

20 ans de la mort de Semira Adamu, en septembre dernier, des activistes ont donc tagué une façade symbolique, celle du roi des Belges en effectuant un parallèle avec un événement récent, la mort de Mawda, deux ans, tuée par balle après une course-poursuite avec la police.

Un irrespect de la part des autorités

Depuis, impossible de passer à côté de cette inscription. Vu son ancienneté, le tag fait réagir au sein de la police. Vincent Gilles du syndicat SLFP-Police, déclare vertement: « On pourrait penser que ce tag est anecdotique mais il illustre quelque chose de beaucoup plus grave tant à l’égard de la police et des policiers qu’à l’égard de la société. Qui est responsable du fait que ce tag soit toujours là? Selon moi, toute autorité compétente et en premier lieu le propriétaire du mur qui a la responsabilité de l’effacement, voire d’entamer des poursuites. On ne peut pas imaginer que les gestionnaires du domaine royal n’aient pas vu ce tag. Reste que l’autorité administrative a également une énorme responsabilité. La Ville de Bruxelles a certainement été alertée soit par le propriétaire, soit par un agent communal. Nous constatons que le bourgmestre ou du moins l’administration communale n’a pas autant de respect qu’elle prétend en avoir pour la police et les policiers. »

[Buvons ces larmes de keufs XD XD XD]

Vincent Gilles poursuit quant au message en lui-même: « Si la police ou un policier a commis des erreurs qui ont amené à un décès ou un préjudice grave à l’égard d’un citoyen, cela n’est pas resté impuni car nous sommes en démocratie. Dès lors, il est important que cette institution qu’est la police soit respectée. Cet tag est l’illustration d’un total irrespect à l’égard de la police. Pas un irrespect de la part de l’auteur du tag, qui émet ici son opinion, quelle qu’elle soit. Mais un irrespect de la part de toutes les autorités responsables qui laissent ce tag depuis des mois. »

Le dossier est à l’étude

Contacté, le Palais royal nous répond que « les procédures concernant l’effacement du tag sont lancées« . Il faut rappeler que le domaine royal de Laeken a deux propriétaires: la Régie des Bâtiments (Etat fédéral, 49%) et de la Donation royale (51%). Ce qui rend la prise de décision moins évidente.

La Ville de Bruxelles, de son côté, dispose d’un service anti-tag. Mais celui-ci ne peut intervenir qu’après une demande formelle d’un propriétaire. Une intervention gratuite moyennant la signature d’une décharge. « Nous sommes disposés à intervenir s’il y a une demande« , conclut l’échevine de la Propreté publique Zoubida Jellab (Ecolo).

[Histoire] Expériences autogestionnaires en Belgique (2/2)

Auteur : | 30 Jan 2012

La Belgique a connu à l’hiver 60-61 un grève générale causée en partie par une politique de rigueur dans un contexte de dette publique élevée, et de décolonisation du Congo Belge. L’industrialisation Belge a été l’une des plus précoce, et le taux d’emploi industriel est l’un des plus élevé d’Europe à cette période. Pourtant, l’industrie Wallonne (acier, mines, textiles,…) décline : défaut d’investissement, perte de débouchés, chômage élevé. En Flandres, à l’inverse, les capitaux affluent depuis la fin de la seconde guerre mondiale, de nouvelles industries se développent, et donnent un poids croissant à la région. La grève générale aura des conséquences politiques, et débouchera sur une demande d’autonomie plus grande de la Wallonnie.

Cet article fait suite à la première partie qui a abordé deux expériences autogestionnaires, la société coopérative Les Textiles d’Ere, et La société coopérative L’Espérance.

1975. La société coopérative «Le balai libéré»

Au départ de l’aventure du Balai libéré, il y a la revendication de meilleures conditions de travail. Jusqu’en février 1975, la société de nettoyage ANIC effectuait en sous-traitance les travaux de nettoyage pour l’Université Catholique de Louvain sur le site de Louvain-La-Neuve (Ottignies). Un premier conflit éclate en novembre 1974. Les griefs des ouvrières sont nombreux. Elles sont payées 78 francs brut de l’heure alors que le tarif normal est de 102 francs. Les frais de déplacement ne sont pas remboursés et, lorsqu’elles cassent du matériel, elles encourent une amende. Elles ne bénéficient pas de vêtements de travail. Certaines travaillent pendant des mois sans être déclarées. Le patron interdit aux ouvrières de fréquenter les cafétérias de l’université ou d’adresser la parole aux «consommateurs». A cela s’ajoute, les brimades quotidiennes d’un brigadier particulièrement odieux, les traitant sans aucun respect.

Suite à une restriction budgétaire de l’UCL, le directeur de la société décide d’envoyer, sans aucune concertation, une vingtaine de travailleuses sur un chantier à Recogne en Ardenne, à 150 km de là.

Le 25 février 1975, les travailleuses se mettent en grève. Elles réfléchissent à l’utilité d’avoir un patron pour effectuer un travail qu’elles connaissent mieux que quiconque et après plusieurs jours de réflexion, adressent une lettre de licenciement à leur patron et à leur brigadier. «Réunies depuis une semaine dans des groupes de travail et en assemblée générale, les ouvrières de feu votre firme ont constaté ce qui suit : tout d’abord nous constatons après une étude approfondie de notre travail que nous pouvons parfaitement l’organiser entre nous. (…) Ensuite, nous découvrons que votre rôle principal a été de nous acheter notre force de travail à un prix négligeable pour la revendre à un prix d’or à l’UCL (…) Nous sommes au regret de vous signifier votre licenciement sur le champ pour motif grave contre vos ouvrières».8

Le 10 mars 1975, elles constituent une asbl «Le Balai Libéré» avec l’appui actif de la CSC du Brabant wallon. L’Institut Cardijn leur prête 50 000 francs et elles obtiennent le contrat de nettoyage de l’UCL. En 1978, l’asbl connaît des moments difficiles : un budget sous-évalué, trop d’investissement dans les machines, dans les produits. Elles doivent adopter un plan de crise : pas d’augmentation salariale, le chômage tournant, un jour sur cinq.

En juillet 1979, l’association se convertit en coopérative. La plupart des nettoyeuses et les 6 laveurs et laveuses de vitres prennent des parts dans la coopérative (3 000 francs). Des 35 personnes en 1975, elles sont 96 en 1980. Société de service, fonctionnant à partir d’un cahier de charge, l’investissement en machines et en produits est au départ réduit. Les travailleuses améliorent les conditions de travail : meilleure coordination, conception des horaires liés au transport en commun, aux contraintes de la vie, égalité dans les salaires et augmentation des salaires au barème du secteur, avantages sociaux (par exemple absence sans perte de salaire pour maladie d’un enfant).

Ce qui diffère dans l’entreprise autogérée, c’est le climat de solidarité entre travailleurs, même si des difficultés tant externes qu’internes existent. Externes, comme le fait que l’université est un client difficile, qui joue parfois le patron ou comme le fait que beaucoup sur le site veulent jouer les petits chefs. Internes, comme, par exemple, que les laveurs de vitre se sentent parfois en minorité ou que ce sont souvent les mêmes ouvrières qui s’investissent dans le projet pour le mener à bien.

Lire la suite ici.

[Conférence] Une histoire du syndicalisme révolutionnaire en Belgique


Où? Le Jeudi 21 février à 18h

Quand ? A la Maison Commune « L’Aurore » (162 Rue du midi, 1000 Bruxelles)

Conférence organisée dans le cadre de la promotion du 1er Mai Révolutionnaire à Bruxelles.

On a beaucoup écrit sur le syndicalisme révolutionnaire en France, en Espagne ou aux Etats-Unis. En revanche, l’histoire et l’influence du syndicalisme révolutionnaire en Belgique reste largement méconnue. Loin d’être un phénomène marginal, le syndicalisme révolutionnaire, courant radical du mouvement ouvrier, a influencé durablement l’histoire et les luttes syndicales en Belgique. Aujourd’hui encore on retrouve l’esprit du syndicalisme révolutionnaire au travers de certaines pratiques se revendiquant explicitement ou non de l’action directe, de la démocratie de base ou d’une lutte des classes sans concession avec la bourgeoisie.

Des bassins industriels liégeois et carolos au 20ème siècle, aux Forges de Clabecq, en passant par des grèves sauvages ou des séquestrations de patrons, chaque fois que des syndicalistes refusent d’emprunter le chemin balisé de la concertation sociale, c’est la flamme du syndicalisme révolutionnaire qui renaît.
C’est cette histoire combative mais méconnue du syndicalisme révolutionnaire dont viendra nous parler l’historienne Francine Bolle le 21 février prochain.

Au travers de cette conférence nous tenterons d’aborder plusieurs aspects.

D’une part, les expériences proches ou apparentées au syndicalisme révolutionnaire en Belgique. D’autre part, l’influence du syndicalisme révolutionnaire dans l’histoire syndicale belge.
Enfin, nous essayerons de comprendre pourquoi le syndicalisme révolutionnaire n’a pas su (ou pu) se constituer en un courant syndical à part entière en Belgique à l’inverse de ce qui fut le cas dans d’autre pays.

Cette conférence constitue la première partie d’un cycle de deux conférences consacrées par Alternative Libertaire Bruxelles au syndicalisme révolutionnaire. La deuxième partie portera sur l’actualité du syndicalisme révolutionnaire en Belgique

Notre intervenante : Francine BOLLE
Docteure en Histoire, maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles, coordinatrice de l’Institut Marcel Liebman, collaboratrice scientifique au Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (ULB) ; Auteure de nombreux articles en histoire sociale et syndicale ainsi que d’une thèse de doctorat sur La mise en place du syndicalisme contemporain et des relations sociales nouvelles en Belgique (1910-1937).

La Lapinothèque (Distro) sera également présente avec plein de bouquins (à prix coûtant) et des cahiers (à prix libre) http://leslapinselectriques.blogspot.com

Source.

[Solidarité] Soirée de soutien pour des prisonniers anarchistes italiens

depuis Indy Bxl

samedi 9 février 2019 19:30

lieu : Acrata
adresse : Rue de la Grande Île 32, 1000 Bruxelles
acrata[a]post.com

Venez discuter, boire, manger, chanter pour aider à payer les frais liés à la défense des compagnons accusés d’avoir posé un engin explosif contre une librairie fasciste de la Casapound le 31 décembre 2016 à Florence.

– Point info
– Bouffe
– Karaoke

Le soir du nouvel an 2017, un engin explosif déposé devant la librairie fasciste « Il bargello » éclate au visage d’un policier peu soucieux qui l’enlevait à mains nues. Le 3 août, le squat historique de Florence est perquisitionné et expulsé dans le cadre d’une enquête concernant deux épisodes : l’attaque de la Saint-Sylvestre et le jet d’un cocktail Molotov contre une caserne des carabinieri à Florence le 21 avril . Ces deux évènements ont depuis lors été joints à l’« Opération Panico » (entamée l’année précédente) menée contre diverses actions qui ont eu lieu entre janvier et avril 2016, qui vont d’attaques nocturnes sur des locaux de Casapound ou de flics à des manifs sauvages ou encore un banquet antimilitariste. De nombreuses personnes ont été mises en examen, certaines d’entre elles soumises à des mesures de contrôle judiciaire puis libérées. Aujourd’hui, trois compagnons sont en détention préventive inculpés de « tentative d’homicide » et de « fabrication d’explosifs », le tout assaisonné d’une « association de malfaiteurs »…

Peu nous importe de savoir s’ils sont coupables ou innocents. Alors que les locaux fascistes se multiplient sur tout le territoire italien, notre complicité va à celles et ceux qui décident d’agir sans médiation contre la peste nationaliste, pour réaliser un monde qui n’ait plus besoin de frontières, de prisons et d’autorité.

[Appel] Contre la maxi prison

Vu sur Indymedia Bxl

English and nederlands below—————

Actions contre la Maxi-Prison de Bruxelles !
Février-mars 2019.
Chemin du Keelbeek, Bruxelles (Zad de Haren).

Après 9 ans de résistance, l’Etat belge et les entreprises s’obstinent en fixant les dates du début des travaux de la Maxi-Prison de Bruxelles. Fondations fin février et construction au printemps 2019. Ils peuvent planifier le début du chantier, ça ne signifie pas la fin de la lutte !
Ceci est un appel à intensifier la résistance, à tout type d’actions sur le chantier et contre les acteurs participant à ce projet de Maxi-Prison. On les mettra sous pression jusqu’à ce qu’ils arrêtent ce projet destructeur du social, de la nature et de toute perspective d’avenir appartenant au peuple !

Février 2019

Appel à actions contre le début des travaux. Le chantier se trouve au chemin du Keelbeek, 1000 Bruxelles (Haren). Si vous voulez vous joindre aux actions prévues ou/et pour plus d’infos : actionsagainstprisons@riseup.net.

Mars 2019

Festival anti-carcéral et mobilisation contre les acteurs (Etat belge et consortium Cafasso) participant à la construction de cette Maxi-Prison et pour les alternatives ! Du 22 au 27 mars, mobilisation, concerts, discussions, accueil prévu. Adresse de contact : alerte-keelbeek@riseup.net.

No prison, not in Haren, not anywhere !

Le projet de Maxi-Prison est né en 2008, au sein du conseil des ministres belges, assemblée opaque de centralisation de pouvoir. Il prévoit de détruire 19 hectares de terre arable, dernier poumon vert du nord de Bruxelles. Cette Maxi-Prison permettrait l’incarcération de 1200 personnes et, située en périphérie de Bruxelles, de les isoler loin de la ville, loin de la collectivité. Le chantier est commandé par l’Etat belge et est exécuté par Cafasso, un consortium d’entreprises abritant les multinationales les plus pourries, entre autres spécialistes de l’évasion fiscale. Aujourd’hui, le budget prévu est de plus de 3 milliards d’euros !

Contre cette Maxi-Prison, et contre toutes les taules ! Le système carcéral est un fléau !
Dans la vie quotidienne des détenu.e.s, il n’est que violence des matons, déshumanisation, isolement, stigmatisation et suppression de perspectives d’avenir.
Il nous arnaque car il fait croire qu’il règlera tous les problèmes sous un discours de sécurité, il est lâche car il impute une responsabilité individuelle lorsque nous sommes collectivement responsables, il n’est que vengeance car il obéit aux principes de punitions douloureuses.
Il s’agit d’une arme de guerre sociale, en s’attaquant à la même classe sociale, aux racisé.e.s, aux personnes refusant le formatage prévu par le système de domination et de production mis en place.
Lorsque l’on voit la répression grandissante face aux gilets jaunes, face à toute personne essayant de faire entendre sa voix, nous ne pouvons pas laisser cette prison se construire et se préparer à museler toutes les personnes désireuses de défendre leur droit !

Nous appelons à la résistance et aux actions contre la Maxi-Prison et contre toute forme de détention ! Février-mars 2019 !


NEDERLANDS——————–

Acties tegen de Mega-Gevangenis van Brussel !
Februari-maart 2019
Keelbeekweg, Brussel (ZAD van Haren).

Door het vastleggen van de data voor de aanvang van de werken, blijven de Belgische Staat en de ondernemers halsstarrig vastklampen aan de bouw van de Mega-Gevangenis en dit na 9 jaar weerstand. De funderingen worden gepland in februari en de bouw in de lente van 2019.
Het begin van de werken worden gepland, maar de strijd is zeker niet gestreden !
Dit is een oproep tot intensifiëren van de weerstand, tot elk type actie op de werf en tegen degenen die deelnemen aan dit project van Mega-Gevangenis. We zullen de druk opvoeren tot zij dit project van sociale vernietiging, vernietiging van de natuur en van elk toekomstperspectief voor de bevolking afvoeren !

Februari 2019

Oproep tot acties tegen de aanvang van de werken. De werf bevindt zich op de Keelbeekweg, 1000 Brussel (Haren). Indien jullie ons willen komen versterken en/of meer info willen : actionsagainstprisons@riseup.net.

Maart 2019

Anti-gevangenis Festival en mobilisatie tegen degenen die deelnemen aan de bouw van deze Mega-Gevangenis (de Belgische Staat en het consortium Cafasso) en VOOR alternatieven !
Van 22 tot 27 maart voorzien we mobilisaties, concerten, gesprekken, onthaal, …
Contact : alerte-keelbeek@riseup.net.

Geen gevangenis, niet in Haren en nergens niet !

Het project voor de Mega-Gevangenis is geboren in 2008, in de Belgische raad van ministers, een gesloten vergadering van gecentraliseerde macht. Het project voorziet de vernietiging van 19 hectare vruchtbare grond en de laatste groene long in het Noorden van Brussel. Deze Mega-Gevangenis zou de detentie van 1200 personen toelaten die, vermits ze gesitueerd is in de rand van Brussel, hen zou isoleren van de rest van de stad, ver van de gemeenschap.
De opdracht voor de werf werd gegeven door de Belgische Staat en wordt uitgevoerd door Cafasso, een consortium van ondernemingen waaronder de meest verdorven multinationals, gespecialiseerd in oa belastingontduiking. Op dit moment is een budget voorzien van 3 milliard euro !

Tegen deze Mega-Gevangenis en tegen alle gevangenissen ! Het gevangenissysteem is een plaag ! Het dagelijkse leven van de gedetineerden bestaat enkel uit geweld van bewakers, deshumanisatie, isolement, stigmatisatie en elke hoop op toekomstperspectief wordt hen afgenomen. Dit systeem bedriegt ons, want het doet ons geloven dat het alle problemen zal oplossen door middel van een discours van ‘veiligheid’. Het is laf want het legt persoonlijke fout ten laste, terwijl we collectief verantwoordelijk zijn. Het gaat enkel om wraak, want het past het principe toe van pijnlijke straffen.

Het is een wapen in een sociale oorlog, het valt telkens dezelfde klasse aan, viseert telkens dezelfde origines en de mensen die zich niet willen neerleggen bij een conditionering door het geïnstalleerde systeem van dominantie en productie. Wanneer we de groeiende repressie vaststellen, zoals tegen de Gele Hesjes en tegen ieder persoon die zijn/haar stem wil laten horen, kunnen we de bouw van deze gevangenis niet toelaten en ook niet de voorbereiding om iedereen het zwijgen op te leggen die haar/zijn rechten wil verdedigen !

We roepen op tot weerstand en tot actie tegen de Mega-Gevangenis en tege elke vorm van detentie ! Februari-maart 2019 !


ENGLISH———————–

Actions against the Brussels Maxi-Prison !
February-March 2019.
Chemin du Keelbeek, Brussels (Zad de Haren).

After 9 years of resistance, the Belgian state and the companies still insist on starting work on the Brussels Maxi-Prison and have set themselves a date : to lay the foundations by the end of February and to start construction in the spring of 2019. They may plan to start building, but that does not mean the end of the fight !
This is a call to intensify the resistance through any type of actions on the building site and against the actors participating in this Maxi-Prison project. We will pressure them until they stop this project which undermines society and nature along with any prospect of a future belonging to the people !

February 2019

Call for action against the start of the construction site. The construction site is at Keelbeek Road, 1000 Brussels (Haren). If you want to join the planned actions and / or for more info : actionsagainstprisons@riseup.net.

March 2019

Anti-prison festival and mobilization against the actors (Belgian State and Cafasso consortium) participating in the construction of this Maxi-Prison and for alternatives ! From March 22 to 27, mobilization, concerts, discussions, reception planned. Contact address : alert-keelbeek@riseup.net.

No prison, not in Haren, not anywhere !

The project of a Maxi-Prison was born in 2008, in the Belgian Council of Ministers, an opaque assembly of centralized power. It plans to destroy 19 hectares of arable land, the last green lung in the north of Brussels, in order to imprison 1,200 people, far from the city, in isolation from the community. The site is commissioned by the Belgian State and is executed by Cafasso, a consortium of companies housing some of the worst multinationals, specialists in tax evasion amongst other crimes. Today, the budget is over 3 billion euros !

Against this Maxi-Prison, and against all prisons ! The prison system is a scourge !
In the daily life of the detainees, there is only violence, dehumanization, isolation, stigmatization and suppression of future prospects.
It is a scam, because it acts like more security will solve the problem, it is cowardly because it imputes individual responsibility when we are collectively responsible, it installs a system built on revenge through its obedience to the principles of painful punishment.
It is a weapon of social war, always attacking the same social classes, people of race and those who refuse the format provided by the current system of domination and production.
When we see the growing repression facing yellow jackets, or indeed anyone trying to make their voices heard, we cannot let this prison be built and muzzle all those who want to defend their rights !

We call for resistance and actions against the Maxi-Prison and against any form of detention ! February-March 2019 !


[Répression] Procès contre des anarchistes en Belgique : la date est fixée.

Depuis Indymedia Bxl.

De 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours en-dehors des sentiers battus – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation. Dans son collimateur : la bibliothèque anarchiste Acrata, des publications anarchistes et anti-autoritaires (Hors Service, La Cavale et Tout doit partir), des dizaines de tracts et affiches, une bonne centaine d’actions, d’attaques et de sabotages… bref, la lutte contre le pouvoir sous ses différentes expressions.

Perquisitions, micros, caméras devant et à l’intérieur de domiciles, filatures, mises sur écoute, infiltrations,… ce ne sont pas les moyens d’investigation qui ont manqué. Et pourtant tout cela n’a à aucun moment permis de prouver l’existence d’un supposé « groupe terroriste anarchiste » qui n’existait que dans les schémas autoritaires des flics. Pas prêt à lâcher l’affaire pour autant, le parquet a donc dû revoir ses ambitions à la baisse, mais compte bien faire payer l’addition à quelqu’un malgré tout. C’est finalement sous l’inculpation plus malléable d’ « association de malfaiteurs » que 12 compagnons et compagnonnes seront renvoyés devant le tribunal correctionnel le 29 avril et les jours qui suivront.

Mais en fait, cela vise tout individu qui, dans sa lutte contre ce monde, part de l’auto-organisation, de l’action directe et de l’hostilité envers toute autorité. En cela, ce procès est une attaque répressive contre la lutte anti-autoritaire dans son ensemble, une attaque qui s’inscrit dans un contexte de répression toujours plus grande à l’encontre de tous les indésirables et révoltés, aux frontières comme dans les quartiers, sur les lieux de travail comme dans les prisons,…

Le 22 octobre 2018, les échéances pour la comédie judiciaire ont été fixées. Dans les mois qui viennent, la défense et l’accusation devront déposer leurs conclusions écrites concernant le dossier. Le procès débutera alors le 29 avril 2019 et est censé durer 4 jours.

Les inculpations retenues sont :

  1. Avoir en qualité de provocateur, chef de bande ou pour y avoir exercé un commandement quelconque, fait partie d’une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux biens par la perpétration de crimes et de délits. (Accusation visant 3 personnes)
  2. Avoir fait partie d’une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux biens par la perpétration de crimes et de délits, pendant des périodes plus ou moins longues (Accusation visant 9 personnes)
  3. Tentative d’incendie contre le centre fermé de Steenokkerzeel lors de la manifestation sauvage du 21 janvier 2009 devant le centre fermé en question (Accusation visant 8 personnes)
  4. Avoir commis une attaque ou avoir résisté avec violences ou menaces envers six policiers lors de la manifestation sauvage du 21 janvier 2009 devant le centre fermé de Steenokkerzeel (Accusation visant 8 personnes)
  5. Menace d’un attentat contre les personnes ou les propriétés lors d’un lancement de feu d’artifice devant la prison de Forest le 4 octobre 2010 (Accusation visant 3 personnes)
  6. Destruction des propriétés mobilières d’autrui lors d’une bagarre avec les chauffeurs de deux limousines à la sortie de la « Rencontre autour du livre subversif » du 15 octobre 2011, (Accusation visant 3 personnes)
  7. Coups et blessures contre deux chauffeurs de limousine lors de cette même bagarre du 15 octobre 2011 (Accusation visant 3 personnes)
  8. Avoir commis une attaque sur deux policiers ou leur avoir résisté avec violences ou menaces lors d’une manifestation sauvage à Anderlecht du 12 novembre 2010 (Accusation visant 2 personnes)
  9. Coups et blessures sur un agent dans la nuit du 1 octobre 2010 (Accusation visant 1 personne)
  10. Fabrication et transport d’armes, en l’occurrence des barres de fer, des fumigènes et des clous tordus, le 1 octobre 2010 et le 12 novembre 2010 (Accusation visant 4 personnes)
  11. Graffitis à différentes occasions, avec la circonstance aggravante de « mobile de haine » (Accusation visant 7 personnes)
  12. Entrave méchante à la circulation à plusieurs occasions (Accusation visant 4 personnes)
  13. Avoir injurié des fonctionnaires européens, avec la circonstance aggravante de « mobile de haine » (Accusation visant 3 personnes)
  14. S’être publiquement attribué le titre d’avocat honoraire (Accusation visant 2 personnes)


Si se battre pour la liberté est un crime, l’innocence serait vraiment le pire de tout.

Pour replacer ce procès dans son contexte, nous vous renvoyons vers d’autres textes qui ont été écrits à l’occasion :
Sans relâche. A propos des récents coups répressifs contre les anarchistes et anti-autoritaires sur le territoire belge. (octobre 2013) http://lalime.noblogs.org/post/2016/03/29/sans-relache-a-propos-des-recents-coups-repressifs-contre-les-anarchistes-et-anti-autoritaires-sur-le-territoire-belge/
À propos du procès anti-terroriste à venir contre des anarchistes et des anti-autoritaires en Belgique (avril 2016) http://lalime.noblogs.org/files/2016/03/a-propos-du-proces-belgique.pdf

Puis, pour revenir un peu sur cette période-là, on peut recommander :
Tout doit partir. Pour la liquidation totale de ce qui nous détruit. Les numéros de ce journal sont consultables dans des différentes bibliothèques anti-autoritaires. On peut aussi les télécharger sur le net.
Brique par brique. Se battre contre la prison et son monde (Belgique 2006-2011). Paru aux éditions Tumult (tumult.noblogs.org)
Éclats de liberté. La lutte contre la construction d’un nouveau centre fermé pour clandestins à Steenokkerzeel (Belgique, 2009-2010). Paru aux éditions Tumult (tumult.noblogs.org)
Hors Service. Recueil de textes du journal anarchiste 2010-2014. Paru aux éditions Tumult (tumult.noblogs.org)

posté le 12 décembre 2018

la lime fait toujours office de caisse de solidarité.

Contact : lalime@riseup.net
et https://lalime.noblogs.org/sample-page/