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Répression policière et solidarité de quartier

Hier soir, le gouvernement a marqué une nouvelle fois un tournant décisif dans la répression du mouvement squat. A mettre en relation avec les dernières expulsions expéditives de la nouvelle occupation du 123 Avenue Porte de Hal et de l’Orme ce mois-ci, pour ne citer qu’eux, ainsi que cette nouvelle loi votée le 5 octobre à la Chambre des Représentants criminalisant les squatteur-euses, le Gouvernement avait donné une consigne simple à la Police : empêchez-les de manifester ! Alors que la place du jeu de balle avait mis plus d’une heure à se remplir et où plus de 300 personnes ont finalement pris la direction de Porte de Hal à l’arrivée de la samba. Nous avions à peine fait 100 mètres lorsque des robocops ont bloqué simultanément les deux entrées de la rue Blaes avec les manifestants au milieu.

C’est ainsi que nous fumes pris en nasse durant plusieurs heures sans la possibilité d’avancer ou de reculer. L’énergie collective fut solidaire et c’est dans un rythme de batucadas que nous pouvions entendre la foule scander des slogans contre la police et cette loi-antisquat. Des habitants témoins de la scène montrèrent leur solidarité en diffusant par exemple de chez eux de la musique anti-police depuis leurs balcons. Un bref contact fut alors pris entre quelques volontaires et les deux chefs de la zone de police responsables de la situation. Sans surprise la police donnait non seulement l’ordre de quitter les lieux un-e à un-e en passant par les cordons de fouille et de contrôle déployé par les larbins. Certain-es choisirent de quitter les lieux en se résignant aux injonctions tandis que la plupart d’entre nous étaient bien décidé-es à résister coûte que coûte face à cette nouvelle démonstration d’autoritarisme.

Pris-es au piège, certain-es n’avaient pas leurs papiers ou ne voulaient tout simplement pas se faire ficher. Un appel fut donc lancé aux habitants de la rue afin que ces derniers nous accueillent ou nous permettent de fuir par les sorties arrières de leur propriété. Contre toute attente, c’est exactement ce qui a fini par arriver. Plusieurs commerçant-es et habitant-es scandalisés par ces crétins de flics ont ouvert leurs portes afin qu’une petite centaines de personnes puissent prendre la fuite et échapper aux contrôles. Soudainement, l’entièreté des dernier-e-s manifestant-es resté-e s jusqu’à alors dans la nasse a totalement disparu devant les regards béats et impuissants des RG et des lignes de robots qui encerclaient à présent le vide. Peu de temps après, des marolliens ont commencé à canarder la flicaille tandis que d’autres personnes venues en soutien continuaient à mettre la pression à l’extérieur du dispositif.

C’est donc une mini victoire dans ce premier grand échec dans la rue et pour le squat de ces deux dernières années à Bruxelles. Aujourd’hui, les autorités ne veulent plus nous laisser manifester et ferment tous nous lieux autonomes un par un. Il n’y a plus de Centre Social Anarchiste, tous les squats se font fermer peu à peu avec les conséquences que cela implique pour le mouvement ainsi que les mal logés qui le composent. Peut être serait il temps de prendre du recul afin de nous réorganiser pour meilleure stratégie collective en prenant compte des nouvelles règles du jeu. Ce qui est sûr, c’est que nous ne pouvons baisser les bras car il en va de notre survie pure et simple au sein de cette société capitaliste. Nous ouvrirons encore et encore des espaces temporaires et autonomes dans lesquels nous pourrons continuer la lutte pour la liberté !

LOI ANTISQUAT => SQUAT ANTILOI !

LONGUE VIE AU SQUAT ET A SON MONDE ET MORT A L’ÉTAT IMMONDE !

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La Qizine Mobile, qu’est-ce!??

La cuisine mobile est un collectif politique autogéré en lutte contre toutes formes de dominations et de discriminations. Elle est un moyen de résistance dans nos occupations, manifestations, camps ou en solidarité aux mouvements militants et tend à ouvrir des espaces de lutte, d’échange et de rencontre en autonomie face à la marchandisation du monde et de nos vies.

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Dans le soucis de développer une cuisine sans souffrance animale et moins nuisible à notre environnement, la cuisine propose des plats entièrement végétaliens (à base d’ingrédients d’origine exclusivement végétale).

Sans gaspillage

serveimage$Contre un capitalisme ravageur qui affame les paysans tout en empoisonnant les consommateurs, nous proposons des repas préparés à base de récup’, de produits frais et locaux tant que possible en fonction des moyens disponibles.

A prix libre

Parce que tout le monde a le droit de manger sain et à sa faim. Même sans le sou, on résiste mieux le ventre plein !

 

Autogérée

Notre collectif est ouvert, horizontal et participatif, à l’image de la société que nous désirons.

 

L’Arrosoir tient à faire une grosse dédicace aux potos de la Qizinne Mobile !

Nous voyons dans l’auto-organisation engagée de nos compa-héroEs la floraison du nouveau mondE qui mettra à bas toutes les tyrannies.

Bon voilà ça c’était pour les grand mots..

Descends du poney Michou… t’es allé trop loin !

Leur site : https://laqizinne.noblogs.org/

DONC SI

Vous organisez une manif’ / un camp / un rassemblement / un concert de soutien dans le cadre de luttes sociales et/ou environementales en Belgique ou aux alentours et vous cherchez du monde pour préparer la popote?

Envoyez-LEUR un mail sur qizinnemobile-discuss@unventdunord.be quelques semaines à l’avance en nous expliquant votre projet, le nombre de personnes attendues et les infrastructures disponibles (ou pas) et nous vous répondrons aussi vite que possible!

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freedomn-bass

Venez vous défouler sur de la grosse neurofunk ce samedi 12 novembre à la MJ Chez Zelle de LLN en soutien à Getting The Voice Out !

L’Arrosoir sera de la partie (avec quelques nouveautés) 🙂

LINE UP :
RHUMBLE [Hydra]
NIDREVIUM [Mentality / Kick Back]
YOTSUBA [Mentality / Kick Back]
► NAV
► ORTEIL’S
► TOMISH
+ quelques petites surprises ! 😉
P.A.F. : 5 € (carte de membre Chez Zelle à 1,50 € comprise)

/!\ Les bénéfices de la soirée seront reversés au collectif Getting The voice Out  /!\

Brochure avec récits, expériences et conseils de squatteurs belgicains !

Brochure avec récits, expériences et conseils de squatteurs belgicains !

On l’a en version papier à l’Arrosoir donc pour l’avoir, retrouvez nous où on se posera !
Et vous pouvez toujours mater où l’Arrosoir se déplacera sur l’agenda (la colonne en haut à droite).
Sinon elle est aussi disponible en version pdf grâce à Squat.net ou en lecture en ligne sur Wallonie Libertaire !

Emma Goldman

Chapitre inédit en français traduit de Living my life, l’autobiographie d’Emma Goldman, où elle narre sa première année d’emprisonnement au pénitencier de Blackwell’s Island.

La vie d’Emma Goldman est si riche que son autobiographie remplit presque mille pages en anglais. Son histoire se confond avec celle de l’anarchisme. Plus encore : son histoire débute exactement avec l’histoire de l’anarchisme aux USA. Lorsqu’elle arrive à New York, l’anarchisme n’est pas vraiment sorti des ghettos d’immigrés, souvent russes ou allemands. La plupart de la propagande est tout d’abord faite en yiddish, en russe, en allemand. Après sa libération Emma contribua à faire sortir ces idées du ghetto et à populariser l’anarchisme en apprenant l’anglais et en écrivant et donnant désormais des conférences dans cette langue. Le mouvement s’étoffe lorsqu’elle revient d’Europe. Plusieurs Britanniques ont émigré ou sont de passage aux USA, les publications anarchistes en langue anglaise se multiplient. Les combats les plus connus d’Emma Goldman furent notamment ceux pour la liberté d’expression, la liberté sexuelle, le droit à la contraception, l’égalité des femmes et des hommes, ou encore contre les guerres, toujours dans une perspective anarchiste. Emma Goldman et Sasha Berkman furent parmi les premiers à revenir de Russie (où ils avaient étés exilés), après le massacre de Cronsdat, et à se battre, contre leurs camarades même, pour dire la réalité de la dictature bolchevique, et ce dès 1921. Il serait vain de lister tous les domaines et toutes les luttes où se firent grandement sentir les idées et l’influence d’Emma et Sasha.

Or, cette admirable autobiographie n’a pas été traduite en français. Il n’existe qu’une traduction partielle et adaptée, de 300 pages environ, de laquelle des passages, voire des chapitres entiers ont été supprimés, et la plupart des autres remaniés. Tous les chapitres concernant sa vie en prison ont été soit grandement diminués soit totalement supprimés. Ainsi en est-il de celui qui suit, totalement inédit en français. Il s’agit du chapitre 12 de Living my life, traduit de l’édition Dover, New York 1970. Malheureusement, n’ayant pas l’original sous la main au moment de la mise en page, j’ai reformé les paragraphes moi-même, en espérant ne pas avoir fait trop d’erreurs. Je rajoute avant le chapitre 12, un petit résumé des événements qui l’ont conduite en prison et le dernier paragraphe du chapitre 11.

Je n’ai pas féminisé particulièrement le texte. Néanmoins, l’anglais ne s’embarrassant pas de distinction de genre la plupart du temps, j’ai parfois indifféremment employé le féminin ou le masculin là où les deux pouvaient s’appliquer. Un grand merci à Alice pour ses corrections. [Nota del traductor]

Un an au pénitencier de Blackwell’s Island est brochure courte, facile à lire et ayant un ton plutôt léger tout en abordant un thème assez pesant qu’est l’incarcération. Emma Goldman s’exprimait salement bien !!!!!! On l’a en version papier à l’Arrosoir donc pour l’avoir, retrouvez nous où on se posera ou imprimez la version papier ou bien lisez là en ligne sur infokiosques.net.

On cherche des lecteurs qui seraient chauds faire des petites critiques de brochures histoire de donner envie de les lire aux autres !
Pas besoin de pondre un bouquin juste quelques lignes ça suffit. Bien évidemment on a lu toutes les brochures qu’on propose mais on est pas trop balèze dans la critique de la qritik de la criquite de la quekirkirk ^^

Et si vous voulez nous aider à poser la table de presse, rejoindre le collectif ou que vous la voulez chez vous.. écrivez nous à larrosoir1312@riseup.net

Escapando de la crítica, Pere Borrell del Caso, 1874

Escapando de la crítica, Pere Borrell del Caso, 1874

La crew de l’Arrosoir va se poser dans les Vosges chez les Caracoles Sagars le 7 et le 8 octobre ! La révolution n’a pas de patrie !

Festival alternatif à Plainfaing dans les Vosges.

Festival alternatif à Plainfaing dans les Vosges.

Plus d’infos sur le site des Caracoles Sagars !

L’Arrosoir est fierE de vous présenter PARTOUT ET NULLE PART un nouveau petit journal anarchoshlag !
C’est un journal participatif, envoyez leur vos articles, bisoux & insultes à partoutetnp@riseup.net
Le lien de téléchargement est  >>> ici  <<< !

"La guerre sociale" vieux journal anarchiste du 19ème siècle

L’Arrosoir c’est une table de presse volante, une infothèque mobile… c’est un cocktail subversif !

C’est aussi un collectif autogéré désireux de diffuser le plus largement possible un point de vue anti-autoritaire en Belgik francophone. Parce qu’infokiosques.net c’est génial mais que tout le monde n’a pas accès à internet.. et que lire sur un écran, ça casse les yeux. L’Arrosoir distribue chez vous et à toutes les fêtes swⒶggs blindé de brochures, fanzines, affiches, stickers, bouquins…!

Les savoirs proposés prix libre abordent tous les thèmes qui piquent l’Ordre, Papa et le Marché.  Le savoir est une arme !
Peace t’entends

contact : larrosoir1312@riseup.net / fb : larrosoir1312

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