[Conférence] Une histoire du syndicalisme révolutionnaire en Belgique


Où? Le Jeudi 21 février à 18h

Quand ? A la Maison Commune « L’Aurore » (162 Rue du midi, 1000 Bruxelles)

Conférence organisée dans le cadre de la promotion du 1er Mai Révolutionnaire à Bruxelles.

On a beaucoup écrit sur le syndicalisme révolutionnaire en France, en Espagne ou aux Etats-Unis. En revanche, l’histoire et l’influence du syndicalisme révolutionnaire en Belgique reste largement méconnue. Loin d’être un phénomène marginal, le syndicalisme révolutionnaire, courant radical du mouvement ouvrier, a influencé durablement l’histoire et les luttes syndicales en Belgique. Aujourd’hui encore on retrouve l’esprit du syndicalisme révolutionnaire au travers de certaines pratiques se revendiquant explicitement ou non de l’action directe, de la démocratie de base ou d’une lutte des classes sans concession avec la bourgeoisie.

Des bassins industriels liégeois et carolos au 20ème siècle, aux Forges de Clabecq, en passant par des grèves sauvages ou des séquestrations de patrons, chaque fois que des syndicalistes refusent d’emprunter le chemin balisé de la concertation sociale, c’est la flamme du syndicalisme révolutionnaire qui renaît.
C’est cette histoire combative mais méconnue du syndicalisme révolutionnaire dont viendra nous parler l’historienne Francine Bolle le 21 février prochain.

Au travers de cette conférence nous tenterons d’aborder plusieurs aspects.

D’une part, les expériences proches ou apparentées au syndicalisme révolutionnaire en Belgique. D’autre part, l’influence du syndicalisme révolutionnaire dans l’histoire syndicale belge.
Enfin, nous essayerons de comprendre pourquoi le syndicalisme révolutionnaire n’a pas su (ou pu) se constituer en un courant syndical à part entière en Belgique à l’inverse de ce qui fut le cas dans d’autre pays.

Cette conférence constitue la première partie d’un cycle de deux conférences consacrées par Alternative Libertaire Bruxelles au syndicalisme révolutionnaire. La deuxième partie portera sur l’actualité du syndicalisme révolutionnaire en Belgique

Notre intervenante : Francine BOLLE
Docteure en Histoire, maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles, coordinatrice de l’Institut Marcel Liebman, collaboratrice scientifique au Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (ULB) ; Auteure de nombreux articles en histoire sociale et syndicale ainsi que d’une thèse de doctorat sur La mise en place du syndicalisme contemporain et des relations sociales nouvelles en Belgique (1910-1937).

La Lapinothèque (Distro) sera également présente avec plein de bouquins (à prix coûtant) et des cahiers (à prix libre) http://leslapinselectriques.blogspot.com

Source.

[le savoir est une arme] Les chemins de la censure: la réactance

De la chaine qui déchaine : Horizon Gull.

Horizon chapitre 5

Les chemins de la censure: la réactance

Technicien propose à Gull d’explorer davantage l’île, focalisant toute son attention sur une mystérieuse forêt du nom de « La forêt censurée ». Mais à l’excitation de Technicien s’oppose un brutal refus de la part de Gull qui lui ordonne, non sans menace, de ne jamais y mettre les pieds. Encore plus intrigué, Technicien décide de braver l’interdit et de partir seul à l’aventure vers cette région interdite sans imaginer à quel point ce périple le transformera profondément, pour le meilleur ou pour le pire.

Ce chapitre traite de la censure, non pas sur les objets censurés, ni sur sa pratique ou ses acteurs, mais sur les effets psychologiques qu’elle peut avoir sur l’individu. La censure peut se traduire comme une privation, et peut en cela générer une réactance. La réactance psychologique, mise en évidence par Brehm en 1966, est un état de tension ou de motivation qui apparaît dans une situation où l’on prive l’individu d’un choix, d’une liberté, d’une action possible ou d’un comportement.
C’est sous la perspective de la réactance que nous allons interroger la censure dans ce chapitre.

Plus d’infos ici.

[Action directe] Qu’ils respectent leurs lois ou non, que crèvent tous les capitalistes !

Athènes (Grèce) : Attaque incendiaire contre des véhicules d’un proxénète

325 / vendredi 1er février 2019

Qu’est ce qu’il fait, le repaire d’un proxénète sur l’avenue Heraklion, hein ?
Il brûle !

A l’aube de jeudi 20 décembre 2018, une mauvaise surprise a troublé l’entière famille d’Aggelos Giannakopoulos, le patron des boulangeries « Horiatiko » et « Attica Bakeries », dans leur résidence familiale du 29 avenue Heraklion, dans le quartier athénien d’Ano Patisia. Trois des voitures familiales ont été enveloppées par les flammes, la façade a été endommagée et les fenêtres du rez-de-chaussée ont explosé. Cette résidence est le même bâtiment dans lequel, il y a quelques années, les frères Giannakopoulos emprisonnaient, faisaient chanter et prostituaient des femmes venant de l’Europe de l’Est, cela dans des clubs de lap dance qui leur appartenaient, dans des rendez-vous privés et aussi dans des « bars » sordides à travers toute la Grèce.

Histoires policières…

L’été 2007, les flics, le Procureur et des inspecteurs du Service des délits économiques et financiers débarquent dans cet immeuble. La presse relaye l’information que Angelos Giannakopoulos est à la tête d’un réseau international de traite de femmes. Des maquereaux avec les relations avec ldes agences d’emploi dans des pays de l’Europe de l’Est ramenaient des femmes, leur soustrayaient leurs documents d’identité et vendaient leurs corps à des clients. Malgré l’opération « coordonnée », les deux frères Giannakopoulos ont réussi à s’enfuir, tandis que des dizaines de petits poissons sont arrêtés ; parmi eux, ça se fera remarquer l’ex policier Konstantinos Kyrou. Les bénéfices de ce réseau étaient blanchis dans des dizaines de boulangeries et magasins tous à fait « légaux », de propreté des frères Giannakopoulos par le biais d’une société établie à l’étranger. Les recherchés étaient accusés de la traite de femmes adultes et mineures, d’enlèvement, de lésions, de trafic de drogue, de contrefaçon et de blanchissement d’argent. L’acte suivant de ce théâtre se joue seize mois plus tard, en novembre 2008, quand a lieu une deuxième opération de police, coordonnée avec l’Interpol (tout comme la première fois), qui vise les activités de Giannakopoulos.

Il arrive à nouveau à s’enfuir, malgré des dizaines d’arrestations. Tout au long de la période de sa cavale, les boulangeries ouvrent l’une après l’autre et les activités nocturnes fleurissent.

…et aventures judiciaires

Après des nombreux reports, en février 2015 commence le procès pour la première opération. La Cour d’assise condamne Angelos Giannakopoulos « à un total de 10 ans et six mois de prison, Mihail Kretou à 12 ans et six mois de prison, Eliostor Igor (citoyen moldave) à 10 ans et dix mois de prison, tandis que Konstantinos Kyrou est condamné à 10 ans ». Avec le payement d’un total de 340.000€ de caution, tout le monde est libre de continuer les affaires jusqu’au procès en Appel (qui n’a pas encore eu lieu).
En novembre dernier (2018), les trafiquants passent sous procès pour la deuxième affaire et sont acquittés, grâce aussi au fait qu’ils ont comme avocat principal Babis Lykoudis (impliqué dans les affaires Energa-hellas Power, Tsohatzopoulos et Lavrentiadis). Le réseau a pris soin soit de faire changer les dépositions, soit d’éliminer les femmes qui pouvaient témoigner à charge.

Les intérêts commerciaux (publiquement connus) d’Angelos Giannakopoulos

Giannakopoulos participe aux réseaux d’exploitation de la prostitution depuis les années 90. Au même temps, en 1999 il a ouvert le premier magasin « Horiatiko », dans le but évident d’avoir une couverture légale pour blanchir l’argent de son important chiffre d’affaire nocturne. Avant la première opération policière, ses affaires incluaient des dizaines de magasins « Horiatiko », dont K. Kyrou était chef du personnel, plusieurs club de lap-dance (les plus connus étaient le « Star », sur l’avenue Heraklion, et le « Alcatraz », sur l’avenue Sygrou) et une société offshore à Cypre. Dans le période après les poursuites et jusqu’à aujourd’hui, en plus des magasins « Horatiko », qu’il possède directement, des très nombreuses franchises sont ouvertes aussi, la chaîne « Attica Bakeries » est fondée et Angelos Giannakopoulos devient un acteur majeur dans le marché du pain, avec les magasins en mode « camps de travail » ouverts 24 heures sur 24 dans les centres de plusieurs villes. Au même temps, il ouvre des cafés et aussi l’entreprise d’importation de café « Kimbo », tout en continuant avec des nouvelles activités nocturnes et des participations dans le club « Lohan » à Gazi, ainsi que des nightclubs à Mykonos.

Nipson monan opsin
(note du traducteur anglais : expression dérivée du palindrome, en Grec ancien « Nipson anomēmata mē monan opsin », qui signifie « Lave les péchés, pas seulement le visage » ou « Lave mes transgressions, pas seulement mon visage », paraphrasé ironiquement ici de façon à signifier « Lave seulement le visage »)

Tout mafieux qui se respecte se blanchi, dans son temps libre avec… la charité. Angelos Giannakopoulos finance la ONG « Réseau grec-européen pour les femmes » (!) et parraine des syndicats et des victimes de tremblements de terre, ou du moins c’est ce qu’il prétend dans les tribunaux et sur le site de son entreprise. De plus, il attire les flash des paparazzi quand il roule des mécaniques comme un jeun marié ou se fait photographier avec des politiciens et des VIP dans des galas et des fêtes.

Si une façon de se blanchir est le système des célébrités, l’autre est l’État.
En tant que mafieux, mais aussi en tant qu’employeur, Angelos Giannakopoulos n’aurait pas survécu pendant 30 ans sans la tolérance de l’État, sa couverture et son assistance. Des « échecs » de la police à la capturer, à l’Unité d’investigation des délits financiers / Institut d’assurance sociale qui ont trouvé que ses déclarations étaient ok, tous les contrôleurs d’État et les institutions répressives le tirent d’affaire. Son visage est celui du monde du business nocturne, avec trop de cruauté et le culot. Cependant, on le reconnaît pour son image de self-made vedette de films d’amour, ce qui le rend spécial à nos cœurs. Il est le premier proxénète, trafiquant de drogue et racketteur qu’on connaît qui ne se cache pas, mais qui cherche prestige et publicité.

Des femmes brûlées sur le bûcher

Les migrantes prisonnières d’Angelos Giannakopoulos et de sa mafia sont la pointe de l’iceberg d’une société patriarcale, dans laquelle les femmes doivent être soumises à l’homme, au mari, au père, au copain, au frère, au client, au trafiquant et au client sexuel. Les récents assassinats de Helen à Rhodes et d’Aggeliki à Corfu sont des exemples de cette situation. Avec la même facilité avec laquelle elle pointe le doigt et condamne les assassins, la société grecque fait un clin d’œil aux conditions qui produisent les violeurs de la porte d‘à côté. La violence patriarcale, celle due à la classe, au genre, à la race, à la sexualité, à l’age ou tout autre forme de violence exercée par des autoritaires, ne s’arrête pas avec la punition, mais elle va plus loin : elle sert d’exemple, envoyant un message à toutes les femmes pour qu’elles restent silencieuses, obéissantes, « normales », pour ne pas être les prochaines victimes.

Cette violence est omniprésente dans la réalité d’aujourd’hui. Du regard qui déshabille, les commentaires sexistes et le harcèlement dans la rue, les agressions sexuelles sur les lieu de travail, jusqu’aux viols, les agressions et les assassinats, le patriarcat ouvre des blessures dans nos corps et nos êtres, les délimite avec l’idéologie, les institutions et leurs fonctionnement. La moralité chrétienne définit la femme comme inférieure à l’homme, tout en stigmatisant comme hypocrite, fourbe, malhonnête, sale et menteuse chaque femme qui s’éloigne du modèle de la bonne chrétienne. D’un autre côté, ce style de vie réduit la féminité à une image raffinée et lustrée, existant toujours en fonction de l’homme. Au même temps, le Capital lie les femmes aux chaînes de production, pendant que la famille leur impose le rôle exclusif de la maternité, de la procréation et du ménage.

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[Solidarité] Soirée de soutien pour des prisonniers anarchistes italiens

depuis Indy Bxl

samedi 9 février 2019 19:30

lieu : Acrata
adresse : Rue de la Grande Île 32, 1000 Bruxelles
acrata[a]post.com

Venez discuter, boire, manger, chanter pour aider à payer les frais liés à la défense des compagnons accusés d’avoir posé un engin explosif contre une librairie fasciste de la Casapound le 31 décembre 2016 à Florence.

– Point info
– Bouffe
– Karaoke

Le soir du nouvel an 2017, un engin explosif déposé devant la librairie fasciste « Il bargello » éclate au visage d’un policier peu soucieux qui l’enlevait à mains nues. Le 3 août, le squat historique de Florence est perquisitionné et expulsé dans le cadre d’une enquête concernant deux épisodes : l’attaque de la Saint-Sylvestre et le jet d’un cocktail Molotov contre une caserne des carabinieri à Florence le 21 avril . Ces deux évènements ont depuis lors été joints à l’« Opération Panico » (entamée l’année précédente) menée contre diverses actions qui ont eu lieu entre janvier et avril 2016, qui vont d’attaques nocturnes sur des locaux de Casapound ou de flics à des manifs sauvages ou encore un banquet antimilitariste. De nombreuses personnes ont été mises en examen, certaines d’entre elles soumises à des mesures de contrôle judiciaire puis libérées. Aujourd’hui, trois compagnons sont en détention préventive inculpés de « tentative d’homicide » et de « fabrication d’explosifs », le tout assaisonné d’une « association de malfaiteurs »…

Peu nous importe de savoir s’ils sont coupables ou innocents. Alors que les locaux fascistes se multiplient sur tout le territoire italien, notre complicité va à celles et ceux qui décident d’agir sans médiation contre la peste nationaliste, pour réaliser un monde qui n’ait plus besoin de frontières, de prisons et d’autorité.

[Gilets Jaunes] 2019, « année sans pareille » ?

Reportage à « l’assemblée des assemblée » de Commercy

paru dans lundimatin#176, le 31 janvier 2019

« Un succès d’affluence », Médiapart
« Une solidarité à toute épreuve », Libération
« Débat citoyen  », la Croix
« Une assemblée de toute la France propose un appel commun », le Monde

Heureusement, il n’est pas question du débat national.

[Photos – Olivier Saint-Hilaire / Haytham picture]

Ces éloges concernent tous l’initiative des Gilets jaunes de Commercy, petite localité à cheval sur le cours de la Meuse, au cœur du Grand-Est. L’idée ? Organiser une grande assemblée des assemblées, afin de s’essayer à la coordination du mouvement et d’en dessiner peu à peu les contours, les espoirs et les capacités d’action. Le tout en respectant le plus scrupuleusement possible des principes de démocratie directe.

A un moment crucial du mouvement des Gilets jaunes, après deux mois de mobilisation, l’initiative meusienne trace une voie singulière. Face à l’émergence de porte-paroles autoproclamés qui entendent tirer légitimité des réseaux sociaux, des plateaux télévisions ou de listes électorales, les gilets de Commercy font le choix de l’horizontalité et l’autonomie locale. Pourquoi ne pas proposer au mouvement une organisation qui ne soit pas une structuration par le haut ou une intégration au système politique ? Une troisième voie, celle de Commercy.

Toutes les routes mènent à Commercy

Le pari peut sembler fou, pourtant des dizaines de délégations ont répondu à l’appel, choisies par leurs assemblées par vote ou tirage ou sort et tenues de respecter des mandats divergents d’un rond-point à l’autre. Des Bouches-du-Rhône, d’Ariège, de Nantes, de Saint-Nazaire, de Poitiers, de Grenoble, du Vigan, de Bordeaux, de Toulouse, de Strasbourg ou d’Ile-de-France, une bonne partie des quelques 75 délégations est arrivée la veille, après avoir traversé le pays. Des frais souvent financés par les caisses de solidarité locales.

Samedi de bon matin. La petite salle des fêtes de Sorcy-Saint-Martin, à quelques kilomètres de Commercy, surnage et irradie de fluo. Au moins 400 personnes y sont entassées, bien plus que la capacité du lieu. Les journalistes sont présents en nombre. L’ambiance est électrique : le café n’est pas fameux, mais les espoirs sont immenses. Sur la route, un ami ne disait pas autre chose : « Si ça se trouve, on parlera de l’appel de Commercy dans les bouquins d’histoire, ça peut être historique », avant de se reprendre : « ça l’est déjà ».

L’histoire reste à écrire, mais de la bouche de certains organisateurs confiants, la salle municipale en contient peut-être « un petit bout  ». Sur les chaises en plastique, chacun y va de sa référence. Deux ombres semblent planer au-dessus des participants. Le serment du jeu de Paume et la Révolution de 1789 reviennent sous la tonnelle où l’on s’abrite de la pluie pour fumer sa cigarette. Sommes-nous en train d’assister à un transfert de souveraineté et de sacralité comparable à celui de l’été 1789 ? Une autre, plus discrète, n’en demeure pas moins essentielle : celle du communalisme libertaire, le modèle de l’écologiste américain Murray Bookchin basé sur la démocratie directe à l’échelle de la commune, modèle que les Kurdes tentent aujourd’hui d’instaurer au Rojava, le Kurdistan syrien.

En début d’après-midi, lorsque les échanges s’ouvrent enfin, c’est pour laisser la place aux délégué.e.s qui présentent un.e.s à un.e.s leur mobilisation, l’histoire de leur rond-point, la naissance de leur assemblée, leurs difficultés aussi. Avec toujours, en filigrane, cette prise de conscience qu’un autre destin commun est possible dès lors qu’on réalise qu’on est plus seul, qu’on s’organise. On se répond les uns les autres par des applaudissements nourris. Lorsque Saint-Nazaire impressionne par son ouverture d’une Maison du Peuple, squat qui fait office de cœur logistique de la mobilisation dans la cité portuaire, d’autres mettent en avant les soupes populaires ou les ébauches d’autonomie alimentaire. Les numéros s’échangent, les bonnes pratiques aussi.

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[antirèp] Appel à contributions : dispositifs de surveillance cachés par les flics dans nos espaces de vie

Un nouveau site à propos des yeux et des oreilles du bras armé de l’état !

Les États, dans leur rôle de répression des individus et groupes pratiquant des activités subversives, déploient un certain nombre de moyens pour surveiller ces individus et ces groupes. Il semble qu’une partie de cette surveillance passe par la dissimulation de dispositifs de surveillance dans des espaces de vie.

Les dispositifs en question sont variés : microphones, caméras, balises de localisation. Les espaces visés peuvent être tous les espaces qu’on traverse : bâtiments, véhicules, espace public. Ces pratiques sont parfois légales, réalisées avec l’accord d’un juge d’instruction par exemple, et parfois non, réalisées par les services de renseignement hors d’un cadre légal.

On a constaté le manque d’informations disponibles autour de nous sur ce type de surveillance. Quelle est l’utilisation réelle de ces dispositifs par les services de renseignement ? Quels types de dispositifs sont utilisés ? Dans quels contextes ? Avec quelle efficacité ? Quels moyens mettre en place pour contrer ce type de surveillance ?

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Source : https://desoreillesetdesyeux.noblogs.org/

NDLR : Sur l’image ci dessus – si vous ne l’avez pas encore vue, on vous conseille de regarder la série The Wire. Elle relate assez bien les méthodes de surveillance des flics (micros, filatures etc).

[Analyses] Qui est Greta ?

Lu sur la page fb de Nicolas Casaux le 26/01/19.

Nombreux sont ceux qui ont dû lire un article ou voir une vidéo au sujet de la jeune suédoise Greta Thunberg. Rares sont ceux qui ont entendu parler de « We Don’t Have Time », la startup suédoise ayant orchestré son succès médiatique. En effet, les premières photos de Greta Thunberg qui ont circulé sur internet ont été prises par Mårten Thorslund, responsable marketing et développement durable de We Don’t Have Time.

Selon ses propres termes, « We Don’t Have Time est un mouvement et une startup de la tech qui compte utiliser le pouvoir des réseaux sociaux pour responsabiliser les dirigeants et les entreprises vis-à-vis du changement climatique. » Startup qui compte Greta Thunberg parmi ses deux « conseillères spéciale jeunesse ». Ingmar Rentzhog, un des principaux fondateurs de l’entreprise We Don’t Have Time, est aussi le fondateur de l’entreprise suédoise de conseil en communication Laika, spécialisée dans le conseil d’entreprises financières ; Laika a récemment été rachetée par la plateforme de crowdfunding suédoise FundedByMe (une entreprise qui possède des bureaux en Malaisie et à Singapour), qui a alors recruté Rentzhog dans son conseil d’administration. Ingmar Rentzhog est aussi membre du think tank Global Utmaning (Défi Mondial, en français) depuis le 24 mai 2018. En outre, il a été formé par l’ONG de l’ex vice-président états-unien Al Gore « The Climate Reality Project ». Organisation qui « a pour but de former des individus souhaitant contribuer à la sensibilisation générale sur le sujet du réchauffement climatique, en fournissant les outils, le réseautage et les compétences de communication oratoires nécessaires afin de captiver un publique et par conséquent, parvenir à introduire des actions concrètes de changement comportementaux ».

Al Gore qui est un modèle particulièrement important pour la jeune Greta Thunberg qui, d’ailleurs, ne sort pas de nulle part. Sa mère, Malena Ernman, est une célèbre chanteuse d’opéra suédoise et un des héros de l’année 2017 désignés par le WWF, son père, Svante Thunberg, est un acteur suédois, et son grand-père, Olof Thunberg, est aussi un acteur et réalisateur suédois.

Se soucier du réchauffement climatique, fort bien. Mais se laisser duper par la médiatisation fulgurante d’une jeune suédoise, organisée par d’ardents partisans du Green New Deal (sorte de plan pour un capitalisme vert) actuellement promu par tous les imposteurs de l’opposition autorisée dans les médias de masse (d’Al Gore à Naomi Klein en passant par Varoufakis), non ! Le développement et le subventionnement massif des industries des énergies dites « vertes », l’amélioration de l’efficacité énergétique, la géoingénierie (avec notamment les technologies dites de capture et stockage du carbone), ainsi que toutes les recommandations que l’on retrouve déjà dans le rapport Brundtland de 1987 ayant donné naissance au mythe du « développement durable », rien de tout cela ne permettra de mettre fin à la destruction systématique du monde naturel. Il ne peut exister de capitalisme vert, pas plus que d’industrialisme vert.

La surmédiatisation de Greta c’est un pur produit du lobbying en faveur d’un capitalisme vert, qui fait aussi office de campagne de divertissement et de rassurance du grand public. Tous ceux qui se réjouissent de la performance de Greta ne sont pas des partisans du verdissement de la société industrielle capitaliste (même si beaucoup en sont), mais tous ceux qui l’orchestrent, si. Et pour l’instant, au cas où c’était pas suffisamment évident, la nébuleuse du mouvement écologiste est ultra-dominée par différentes formulations de la même illusion d’une société industrielle écolodurable, ce qui explique pourquoi nous sommes dans la merde où nous sommes, pourquoi rien ne change, et pourquoi tout empire et va continuer d’empirer.

P.S. : Le fait d’exposer ce que j’expose ici ne signifie pas que tous les impacts de la médiatisation de Greta sont fatalement mauvais, nuisibles. La situation est complexe. Il est tout à fait possible que la médiatisation de Greta puisse avoir quelques effets positifs ci et là, sur X ou Y catégorie de personnes. Il est aussi sûrement possible d’utiliser sa médiatisation à notre avantage (à l’avantage de ceux qui comprennent qu’une société industrielle verte et démocratique ça n’existe pas). Si je publie ça, c’est entre autres choses parce qu’il est important de savoir ce qui se passe en coulisses, de comprendre l’objectif de ceux qui ont coopté le mouvement écologiste il y a longtemps déjà (sur le sujet, il faut discuter avec Alain-Claude Galtié, par exemple) et qui continuent de le dominer, de l’orienter, de l’influencer.